[./frmpatrimoinelegendesfr.html]
[./frmpatrimoinelegendesfr.html]
[Web Creator] [LMSOFT]
Historique:  
C'est sous le règne de Louis XV que s'est développé ce style particulier de meubles de salon, de salle à manger où l'on aimait déguster, entre autres, le chocolat sous forme de petites boules. A cette époque, le chocolat connut une énorme faveur en France où il eut même valeur de médicaments, et celle d'être un puissant aphrodisiaque. Très présent à la cour du Roy, le Marquis Charles Eugène de Lévis, gouverneur de la province bourbonnaise, consommait et portait sur lui, dans de petits sacs, ces friandises au chocolat. Le Marquis Charles Eugène de Lévis avait accédé à une classe princière. En effet, en 1723 , ie Roy Louis XV érigea au titre de duché pairie de France la province de Lévis unie en un seul et même fief, sous le nom de duché de Lévis, en faveur dudit Charles Eugène Marquis. C'est à partir de ce moment que Lurcy-Le-Sauvage fut appelé Lurçy-Lévis. Le Marquis Charles Eugène de Lévis, devenu duc de Lévis , lieutenant des armées et maréchal du camp du Roy était toujours gouverneur du Bourbonnais. Une suite impressionnante composait son entourage, outre les officiers et cavaliers du régiment de Lévis, se trouvaient maître d'hôtel, chef musicien, secrétaire, gardes du corps.
Légende:
Un jour de chasse, le Marquis, en enfourchant son cheval, laissa tomber son sac de boules de chocolat. Aussitôt, le palefrenier le ramassa et remit celui-ci au marquis qui, d'un air dédaigneux le poussa très fortement du pied, en lui criant « comment oses-tu me donner ce qui a traîné par terre ?» Le palefrenier, déséquilibré, échappa le sac et les boules de chocolat s'éparpillèrent dans le crottin du cheval du Marquis et dans la menthe sauvage qui pousse très facilement dans notre Bourbonnais. Le Marquis, arrogant, lui lança alors ces mots : « Ramasse ces boules de chocolat et tu les mangeras, manant que tu es ! »
Le pauvre palefrenier, à genou dans le crottin de cheval s'exécuta sous les railleries de ses collègues. « Alors c'est bon les crottes de Marquis ?» Et c'est alors qu'une folle rumeur s'étendit dans toute la campagne bourbonnaise. Il se disait qu'après avoir mangé « les crottes de Marquis », le palefrenier eut un véritable succès auprès des dames qui s'arrachaient ses faveurs tant sa prestance et sa vigueur étaient magnifiques. Si au cours des siècles, l'histoire l'oublia, dans toute et uniquement la province bourbonnaise, l'on continua de s'offrir ces chocolats pour Noël, sous l’ appellation « crottes de Marquis ». D'ailleurs, posez la question à un Bourbonnais d'origine campagnarde, il connaîtra la « crotte de Marquis », contrairement à une personne d'une autre province.
La Légende des "Crottes du Marquis"